




En janvier 2024, après le vote de la loi « Asile-immigration », et face à la banalisation croissante des idées et des discours d’extrême-droite, FDL avait lancé un appel « Contre l’extrême-droitisation », devenu après la dissolution de l’Assemblée par Macron un appel de soutien au NFP. Près de 300 images ont été reçues, mises en lignes, imprimées et diffusées dans toute la France.
Depuis, la dédiabolisation de l’extrême-droite et la diabolisation concomitante de la gauche par le gouvernement, la droite et les médias se sont encore accélérées.
En février 2026, la mort malheureuse de Quentin Deranque, auquel une minute de silence a été consacrée à l’Assemblée nationale, a permis de présenter les néo-fascistes comme “modérés”, et les antifascistes comme les “nouveaux fascistes”. La marche en son hommage à Lyon a vu converger et défiler tous les groupuscules fascistes et néo-nazis, autorisés à occuper tranquillement la rue alors que tant de manifestations de gauche, pour la Palestine, pour les droits sociaux, ont été interdites ou réprimées ces dernières années. Il faut pourtant rappeler qu’entre 1986 et 2017, parmi les 57 morts liées à des groupes politiques, 52 sont dues à la droite radicale.
En cette rentrée, la loi Ripost, offrant une présomption de légitime défense aux forces de l’ordre, vient donner un blanc-seing aux violences policières, qui ont été particulièrement virulentes sous les mandats de Macron – des quartiers populaires aux manifestations des Gilets jaunes.
Désormais, ce sont des lycéen·nes qui subissent cette violence sans limite, œil crevé, main arrachée, machoire fracturée... et déjà plus de 5000 arrestations en une semaine – la moitié des arrestations subies par les Gilets jaunes durant un an.
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Nous avons vécu plus de 40 ans de néolibéralisme, dont Macron est l’incarnation extrême. 40 ans de destruction des services publics, de désindustrialisation et de délocalisations, de répression des mouvements sociaux, de pédagogie médiatique et politique du renoncement à toute alternative autre que la loi du marché et du capitalisme, ont fait le lit de l’extrême-droite qui prospère désormais en France et dans de nombreux pays.
Quand la lutte des classes échoue, il ne reste que la lutte des places. La mise en concurrence des dominés pour l’accès aux droits, au travail, au logement, favorise les divisions de toute sorte, notamment selon l’origine, la religion ou la couleur de peau. Au lieu de réunir les membres des classes laborieuses dans leurs intérêts communs face à une poignée d'ultra-riches qui n’ont jamais concentré autant de richesses en si peu de mains, elle favorise l’individualisme, le repli sur soi, la désaffection politique, le racisme et le vote d’extrême-droite.
Cette dynamique est activement encouragée par certains milliardaires, en France comme au États-Unis : ici Bolloré ou Stérin, là-bas Elon Musk et quelques autres, s’approprient des médias pour les mettre au service de leur agenda politique d’extrême-droite et favoriser les discours et les représentations qui garantiront leur place et leurs intérêts.
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Face à cette situation, FDL lance un nouvel appel à images contre l'extrême-droitisation, favorisée par les pouvoirs médiatiques, politiques et économiques, alors que la prochaine élection présidentielle approche à grands pas.
Créons et diffusons des images pour combattre les désinformations et les paniques racistes ; pour favoriser l’unité, dans les urnes et dans la rue, pour la défense de nos intérêts communs face à une minorité d’ultra-riches cherchant à tout s’accaparer ; pour défendre les valeurs d’égalité et de partage face aux logiques de prédation et de concurrence ; pour convaincre celles et ceux qui « se trompent de colère » que l’extrême-droite est toujours l’ennemie des travailleur·euses et des droits sociaux.
Rappelons clairement et fièrement que la France est tissu de migrations et se construit avec tous·tes celles et ceux qui la peuplent, et qu’une démocratie ne peut prétendre représenter tou·tes ses citoyen·nes si elle en exclut certain·es. Produisons ensemble des images qui redonnent espoir face au désespoir dont se nourrit l’extrême-droite.
07/10/2026